Côté santé

  • Le froid en plongée

    L’eau refroidit le corps 25 fois plus vite que l’air.

    Même sous les Tropiques, dans les eaux chaudes, tout plongeur (quel que soit son niveau) se refroidit. Passé un certain seuil (propre à chacun), la plongée n’est plus un plaisir. Il faut le signaler.

    Froid

    Votre corps lutte contre le refroidissement :              
    -> Frissons puis tremblements
    -> Envie d’uriner
    -> Perte de sensibilité progressive aux extrémités (mains et pieds)
    -> Position de repli sur soi (« fœtus ») et désintérêt de la plongée


    Afin de limiter la mise en place du refroidissement :
    -> Plongez en forme physique et psychologique, avec envie
    -> Déjeunez le matin (réserves caloriques)
    -> Portez une combinaison (avec sous vêtements éventuels) adaptée (taille et climat)
    -> Apprenez à vous connaître


    Après votre plongée, déséquipez-vous (au moins le haut du corps), séchez-vous et vite au sec (se mettre à l'abri des courants d'air). Profitez d’une boisson chaude (thé, chocolat, café) éventuellement.

    Le froid peut être un facteur favorisant ou aggravant d'autres accidents (essoufflement, narcose, barotraumatismes, accident de désaturation).

     


     

  • La déshydratation en plongée

    Notre organisme est composé de 60 à 70% de liquide. L’eau, deuxième élément vital après l’oxygène, est contenue dans le sang, les cellules, dans les liquides dans lesquels baignent nos cellules. Cette eau :

    - Permet le transport de toutes les substances nutritives (oxygène, oligoéléments, hormones,…)

    - Participe aux échanges gazeux plus spécifiques à la plongée pour l’absorption et l’élimination d’azote si importants pour la décompression

    - Intervient dans la régulation thermique par la respiration et la transpiration

    - Facilite l’élimination urinaire des déchets et le travail des reins

    - Intervient dans la lubrification des yeux et des articulations

    - Contribue à tonifier les muscles

    - Permet de garder une peau élastique… 

    Nous éliminons quotidiennement  1L à 1,5L d’eau par les reins (urine), 0,5L par la peau (transpiration), 0,3L par les poumons (humidification de l’air inspiré), 0,2L par le tube digestif (selles).

    Pour compenser ces pertes, nos besoins habituels sont d’environ 2,5L  apportés par les aliments (0,7L) et les boissons (1,6L).

    Certains facteurs généraux viennent majorer ces besoins : la chaleur (exposition au soleil,...), des troubles gastro-intestinaux (diarrhées, vomissements), un effort, la pratique d’une activité sportive …

     En pratiquant la plongée, la déshydratation est amplifiée par :

    - Des variations thermiques (froid, vent, rayons du soleil)

    - Le port d’un vêtement en néoprène (transpiration)

    - Les phénomènes de régulation liés à l’immersion

    - La sécheresse de l’air inspiré (l’air comprimé est très froid et sec ; il nous faut le réchauffer et l’humidifier)

    Chez un plongeur, tout déficit en eau peut influencer davantage, de manière négative, ses adaptations physiologiques, diminuer ses aptitudes physiques et favoriser un accident de décompression. Si cette perte n’est pas compensée par un apport conséquent, elle peut en plus être redoutable pour les muscles, les tendons et les articulations. Un muscle déshydraté est moins souple, ses fibres peuvent casser (tendinite, claquage, déchirure musculaire). Trop souvent négligée, la  déshydratation est un facteur aggravant des accidents de décompression ou de leurs conséquences (augmentation de la viscosité sanguine provoquée et donc ralentissement de nos capacités à éliminer l’ensemble des déchets).

    Il faut donc BOIRE, avant même d’avoir soif par petites prises régulières :

    * 1 à 2 litres en temps normal

    * 2 à 3 litres par temps chaud, surtout si votre corps n’est pas habitué

    Et quelles boissons ? … de l’EAU, c’est la meilleure boisson (thé, café, alcool favorisent la sécrétion d’urine).

     "Je plonge, donc je bois"

    Deshydratation